Les différentes classes de boites FLEXibles …

Saviez-vous que…

Saviez vous que …
C’est en 1913 que les premiers aménagements destinés aux enfants ont été intégrés au parc.

L’aménagement de cet espace public commence en 1889, avec les premiers travaux de terrassement de la partie est, la plantation d’arbres et le déménagement, à l’emplacement actuel du monument à Dollard*, des serres du square Viger où l’on cultive alors toutes les plantes dont on orne les squares publics.En 1900, utilisant une baissière naturelle, on aménage les deux étangs actuels; de niveaux différents, ils sont séparés par une cascade au-dessus de laquelle l’architecte et paysagiste français Clovis Degrelle aménage un pont fort romantique. En 1910, Émile Bernadet alors surintendant des parcs à la Ville de Montréal, rentre des États-Unis avec plein d’idées de jeux pour enfants (glissades, balançoires, patinoires, etc.) consacrant le début des « terrains de jeux » à Montréal. Des aménagements destinés aux enfants furent donc intégrés au parc en 1913. Une pataugeoire était accessible depuis 1908. Enfin, le 21 octobre 1929, on inaugure la fontaine lumineuse que l’on doit à l’initiative de Léon Trépanier*. Il y a déjà à cette époque un petit jardin zoologique, habité par des animaux de la faune locale. Dans les années 50, sous la direction de Claude Robillard, directeur du Service des parcs, le parc est réaménagé: signe des temps modernes, la serre, la maison du gardien, la cascade et le pont Grenelle disparaissent; le zoo est remplacé par le jardin des Merveilles (1958-1989) et un théâtre de verdure, dont la scène est située dans l’étang supérieur, est aménagé.
* Source : LA VILLE DE MONTRÉAL. Les rues de Montréal-Répertoire historique. Montréal, Méridien, 1995, 547 p..

Témoignage

Témoignage…

de Gabriel Deschambault, résident depuis 65 ans sur le Plateau-Mont-Royal.

Mon grand-père était un homme fier et quand il s’impliquait dans quelque chose, il y allait à fond tel lors d’une procession de la Fête-Dieu. La procession parcourait plusieurs rues du quartier et des reposoirs étaient installés à certains endroits afin de marquer l’événement au fil des rues. Une année (malheureusement, je n’ai pas encore pu déterminer laquelle), la procession passait sur l’avenue Christophe-Colomb devant sa maison et il s’engagea à élever un de ces reposoirs. Je vous offre cette photographie de son œuvre (il n’était quand même pas seul), car je considère qu’il s’agit là d’un témoignage incroyable de la force intrinsèque et de la portée de cet événement, ainsi que de la fierté qu’en tiraient les gens qui s’y impliquaient.

 

Témoignage bis

Témoignage…

de Robert Ascah, retraité de la Commission scolaire de Montréal.

Fondée en 1846, la Commission des écoles catholiques de Montréal soulignait son centenaire en 1946 par un numéro spécial de l’École canadienne où l’on présentait toutes les écoles relevant de la CECM. Ce document montre bien le caractère religieux de l’époque. En effet, plutôt que de regrouper les écoles par secteur géographique, elles sont en fait réunies en trois grandes catégories : les écoles dirigées par des frères, par des sœurs ou par des laïques. Dans le cas des communautés religieuses, il y avait des sous-sections pour les écoles de chaque communauté (ex. les écoles relevant des frères du Sacré-Cœur ou des Frères des écoles chrétiennes, etc.). Il faut préciser qu’une direction religieuse ne signifiait pas que tous les enseignants de l’école étaient des religieux.
Pour ma part, j’ai fait mes études primaires au cours des années 50 et pendant les trois premières années ce sont des femmes célibataires qui m’ont enseigné. Les frères du Sacré-Cœur ont pris la relève pour les trois dernières années. Personnellement, j’ai trouvé un avantage à cette direction religieuse. Les frères habitant sur place, c’est-à-dire dans un bâtiment relié à l’école, ils organisaient souvent des activités parascolaires. Ainsi en hiver, ils montaient une patinoire dont un bon frère arrosait la glace tous les matins. En été, ils pouvaient organiser des parties de ballon-chasseur ou de drapeau. Ils s’impliquaient dans des activités comme les scouts (les louveteaux en fait pour un jeune comme moi qui avait moins de douze ans). Nous profitions aussi de la générosité financière de la communauté. Tous les vendredis, un certain nombre de prix étaient remis en classe. À la fin de l’année c’était le gros lot avec une pléthore de prix allant du prix de l’assiduité à ceux des premiers dans chaque matière en passant par ceux reliés à l’effort.
Une des particularités de l’école était sa division en deux parties égales. D’un côté, il y avait l’école pour filles sous la direction de religieuses et de l’autre l’école pour garçons sous la direction de frères. La séparation des sexes était très stricte dans ces années-là. En six ans, je ne suis jamais allé faire un tour du côté des filles. Même l’immense cour d’école était séparée en deux et il ne fallait pas s’approcher du côté des filles. Ne voulant pas goûter à la célèbre ‘strap’ du directeur, nous restions bien tranquilles de notre bord.

À propos de

À propos du nom du parc


Avant 1925, le parc se nommait Crémazie. C’est en le 29 mai 1925 que le parc a officiellement été nommé Sir-Wilfrid-Laurier en l’honneur du personnage de ce nom. Sir Wilfrid Laurier (baptisé Henry-Charles-Wilfrid) (1841-1919) était un avocat, journaliste, propriétaire ainsi que rédacteur de journal, et un homme politique. Il a été élu le 23 juin 1896 premier ministre du Canada. À ce titre, il a été le premier canadien-français détenir cette fonction. Il fut pendant quatre mandats successifs premier ministre du Canada (1896-1911).

Pour info

et font du théâtre!

Sur la photo de gauche, une représentation théâtrale donnée par les élèves. Nous ignorons le nom de la pièce mais le thème en est certainement religieux car plusieurs « anges » sont à l’honneur.
À l’époque, on parlait de faire des séances. Une séance se définit comme un temps consacré à certains divertissements ou spectacles; le mot peut désigner le spectacle lui-même.
Source : Séance

Plaque historique

Le Jardin des merveilles
Le Jardin des merveilles a laissé des souvenirs impérissables dans le cœur de bien des gens. La Société d’histoire du Plateau Mont-Royal, en collaboration avec le Gouvernement du Québec et la Ville de Montréal, a d’ailleurs érigé une plaque commémorative à l’emplacement ou se trouvait le Jardin de merveilles.
Pour lire le texte de la plaque cliquez sur son image …

Mais au fait!

Mais au fait doit-on écrire le parc Lafontaine ou La Fontaine ?

Le parc a été nommé en l’honneur de l’avocat Louis-Hyppolite La Fontaine (1807-1864), chef des réformateurs canadiens-français modérés qui a formé, avec Robert Baldwin, en 1842, le premier gouvernement d’Union des Haut et Bas Canada. Le principe du gouvernement responsable accepté, il devient, en 1848, le premier à occuper le siège de premier ministre du pays.

Pour en savoir plus

Pour en savoir plus

  • Description des archives du Fonds Michel Beaudoin
  • Bibliographie
  • Historique du Sanctuaire du Saint-Sacrement
  • Chroniques du Plateau-Mont-Royal
  • Autres ressources : lien vers le site web du Sanctuaire du Saint-Sacrement